Champignons

GAEC de Saint Paul – Loches (37)

En plein coeur de Loches, trois hectares de boyaux sombres et humides s’enfoncent dans la roche et abritent la champignonnière du couple Crépin. Sophie et Stéphane ont acheté cette carrière et démarré la culture du Shiitaké en 2009. Plus facile à cultiver que d’autres espèces de champignons, le Shiitaké (deuxième champignon le plus produit dans le monde après le champignon de Paris) a aussi l’avantage d’être très prisé des consommateurs pour ses qualités nutritionnelles. C’est un champignon d’origine asiatique qui s’apparente en goût au champignon des bois, et il est très parfumé.

Sophie et Stéphane ont déboulé ainsi dans le petit monde très fermé des champignonnistes et investi les différentes salles de cette carrière, naturellement à 85% ou 90% d’humidité en permanence. Ils ont équipé les lieux et installé l’électricité pour pouvoir assurer notamment les 6 à 8 heures de lumière par jour que réclame cette culture.  Ici, il n’y a pas de saison, pas d’autre en tous cas que celle qu’imposent les aléas du marché. Celui-ci est plus demandeur de shitakés en hiver qu’en été, on produira donc plus de shitakés en hiver qu’en été !

Aujourd’hui, le Gaec Saint-Paul produit plus de 22 tonnes de champignons (12 t de shiitaké,  environ 8 t de Paris et 2.5t de pleurote) par an, emploie trois personnes à temps partiel  et plusieurs saisonniers réguliers. Il fournit le réseau national Biocoop ainsi que les deux magasins Biocoop de Tours. Et surtout, il distribue sa production dans une quinzaine d’Amap de la région ou de Paris !

Récemment, le GAEC (Groupement Agricole d’Exploitation en Commun) a investi dans une deuxième carrière de 15 ha. L’exploitation qui s’est déjà diversifiée avec la culture du pleurote, fait face aujourd’hui à un nouveau défi : la culture du champignon de Paris. Celle-ci est plus lourde d’entretien et plus fragile que celle du shiitaké ou du pleurote.

La culture du shiitaké comme du pleurote se fait sur blocs. Ces blocs de 12 kg chacun sont un substrat composé de paille et de semence de mycélium. Lorsqu’ils arrivent de Bretagne où Sophie les achète, ces blocs sont alignés dans l’une des salles et placés dans leurs conditions idéales : hygrométrie, exposition à la lumière…. Au bout d’une semaine ou deux, ils commencent à produire. Au bout de quatre mois, le cycle est terminé. Ils ne pèsent plus, chacun, que 3 ou 4 kg, ont donné tout ce qu’ils avaient à donner et ce rebut est bon à recycler en « fumier de champignon », excellent pour les cultures. Le GAEC Saint-Paul possède également 150 ha de céréales, surtout gérés par Stéphane : ce rebut est donc immédiatement valorisé.

Les champignons de Paris sont d’une culture plus difficile. Des containers à hauteur d’hommes sont d’abord remplis d’un substrat composé du mycélium – la semence – mélangé à du fumier de cheval et de poule. Puis le tout est recouvert d’un brassage de calcaire broyé et tourbe blonde : c’est le gobetage. Trois semaines après, la récolte peut commencer. Elle s’étale normalement sur plusieurs repousses qui assurent la rentabilité de l’installation.

La ferme du GAEC de St Paul est certifiée en intégralité en agriculture biologique et Bio Cohérence.

Produits vendus à l’AMAPPoidsPrix
Champignon Shiitaké500 g5.60 €
Champignon brun de Paris500 g4 €
Champignon Pleurote500 g5 €